Elle monte les marches esquive l’escalier
La porte se dérobe elle entre, laisse aller
Ses escarpins qui tombent, libèrent, ses pieds graciés.
Sa poitrine se gonfle d’un soupir, ses bras, son corps s’étirent
S’allongent, tout déliés. Elle flotte, cœur léger.
Un instant en suspens sans fausse note,
Une pause, un silence, un temps.

Un écho aux corolles de ces fleurs qui embaument
Leurs senteurs délicates, limpides.
Un écho aux mouvements de ces lianes qui ondulent
Leurs courbes délicates, limpides.
Un écho aux lumières de ces mondes qui inventent
Leurs couleurs délicates, limpides.
Un écho, contrepoint majuscule de ces riens minuscules
Qui écrivent nos vies, dénigrés si souvent
Attachés que nous sommes au futur, au géant
A tout ce qui nous fixe, colonnes funéraires
Monuments mortifères, luttes contre le temps.
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