Voilà les gorges sombres le désir déroutant
Les jupes qui s'envolent les corps s'arc-boutant.
Voilà le jour qui naît où les cœurs se déchirent
Voilà le cor qui sonne. Plus qu'un pas à franchir.

Voilà l'encre qui s'étale sur du papier mouillé
Les usines macabres, friches abandonnées
Voilà le parc qui tremble sous mes pieds hésitants
Un chêne qui s'incline sous la force du vent
Voilà ces terrains vagues où errent à jamais
Ces fantômes vivaces à l'orée de l'été !

Voilà l'instant profane imbibé de calmants
Voilà l'instant des rêves en costumes trop grands
Mes pas tronqués s'achèvent, de chutes en mausolées.
Voilà la ouate molle le passeur qui attend
Voilà le temps qui cogne, s'évade. A l'orée de l'été.

Ailleurs, c'est déjà le printemps.

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